Souvent réduite à la célèbre conférence qui s’y est tenue en 1945, la ville balnéaire la plus fréquentée de Crimée est une ville agréable, où se mêlent la douceur du climat, la beauté de la mer et des montagnes environnantes, le charme des bâtiments belle-époque et une vie nocturne animée.

Le « Saint-Tropez » de Crimée exhibe sa nouvelle richesse, ses boutiques de luxe, ses visiteurs « bling bling », mais elle a su garder – pour l’instant – un parfum d’antan, une âme poétique qui souffle, le soir venu, sur ses quais et sa longue promenade, où les badauds glissent comme les ombres d’un passé glorieux.

Ce second passage à Yalta fut similaire au premier, deux ans plus tôt : trop bref, trop incomplet ; frustrant en un mot. Le temps nous manquait pour goûter pleinement aux charmes de la belle, tout juste sortie du long sommeil où la fin de l’URSS l’avait plongée.

Nous nous contentâmes donc de la longue promenade construite en bord de mer, où tout un monde de vendeurs ambulants et de petits spectacles se succèdent pour le plaisir des passants.

Dans cette rêverie de fin de journée, Clémence se fit d’abord princesse puis « démon », emportée sur sa monture d’acier par l’ange noir Raphaël.

Nos vacances s’achevaient. Nous étions heureux mais déjà nostalgiques de ces beaux moments passés ensemble et de cette terre de caractère qu’est la péninsule de Crimée.