La capitale de la Rous et le centre de l’orthodoxie russe

 

Par où commencer dans l’Anneau d’Or si ce n’est Vladimir ? Cette ville de 350000 habitants est aux sources de la Russie. Capitale de la Rous kiévienne et cœur de l’orthodoxie russe, la cité-Etat fondée au début du XIIe siècle par le prince Vladimir Monomaque connaît son apogée avec ses héritiers, qui cherchent à égaler le rayonnement culturel, politique et spirituel de Kiev. Jusqu’aux invasions mongoles, qui marquent son déclin et l’irrésistible ascension de la petite principauté voisine de Moscou.

Pour asseoir leur domination et leur prestige, les princes de Vladimir offrent à leur cité et à la région des constructions dignes de leur ambition. On bâtit beaucoup : des tours, des portes d’apparat, des églises, dont la cathédrale de l’Assomption, semblable aux églises byzantines de Kiev, et qui contient d’impressionnantes fresques peintes au début du XVe siècle par Andreï Roublev et Daniel Tchiorny ainsi que le tombeau du grand héros russe Alexandre Nevski (voir Pereslavl-Zalesski), dont les restes ont été par la suite transférés à Saint-Pétersbourg, par décision de Pierre-le-Grand.

 

Une ville contrastée

 

Derrière la cathédrale, on accède à une terrasse au milieu de laquelle se dresse un monument en l’honneur de Vladimir et qui offre une magnifique vue sur la campagne environnante. Un peu plus loin, on découvre la cathédrale Saint-Dimitri et ses murs sculptés délicatement. Puis le Palais et ses musées. Il ne faut pas manquer non plus le monastère de la Nativité ainsi que la porte d’Or, qui gardait l’entrée de la ville.

Ville qui est surprenante : industrielle et marquée par l’époque soviétique, ses artères principales ont peu de charme ; mais les petites rues inclinées, qui descendent de la colline, offrent une jolie promenade au milieu de vieilles isbas colorées.

C’est ma première rencontre avec l’Anneau d’Or et Vladimir. Mon amie Katiousha m’a gâté. Dans quelques jours, je quitterai Moscou et son Anneau d’Or pour prendre la direction de la Sibérie et du lac Baïkal. Mais l’Anneau d’Or ne m’a pas livré tous ses secrets ; je sais que je reviendrai…