Fallait-il regretter la pluie ? La petite ville, dont le centre a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco, n’était pas dans son meilleur jour ; sur sa belle place renaissance, les pavés ruisselants n’invitaient pas à la promenade. Mais elle gagnait en mystère ce qu’elle perdait en beauté. La ville nous était réservée ; la pluie était le prix à payer.

A l’abri des arcades construites sous les maisons aux couleurs vives et extravagantes, nous remontâmes doucement vers le château, poussant les lourdes portes des antiquaires, où nous trouvâmes quelques trésors.

Nous dépassâmes le château pour rejoindre les jardins et les lacs qui s’étiraient autour de la vieille ville. Les allées s’étaient changées en pataugeoires ; nous battîmes en retraite et allâmes nous réchauffer dans un restaurant de la ville, avec une bonne soupe et un bon ragoût.

Bien que nous ayons prévu de dormir à Telc, il nous fallait repartir afin de combler notre retard ; la ville était charmante mais le temps, toujours plus maussade, nous laissa peu de regrets.