Il était impossible de traverser la Rhénanie sans s’arrêter à Cologne, célèbre pour ses eaux mais surtout pour son imposante cathédrale. Après avoir traversé la gare, jouxtée à l’édifice religieux, ce fut le choc. La cathédrale nous écrasa de sa puissance et de sa grâce. Poussés par une pluie battante, nous allâmes trouver refuge en son sein. L’intérieur n’avait rien à envier à l’extérieur. Force et harmonie, démesure et élégance, il n’est guère étonnant que cette construction soit le site le plus visité d’Allemagne.
 


 

Profitant s’une légère accalmie, nous partîmes nous promener un peu dans le centre afin de dénicher un restaurant. Malgré l’overdose de couleurs et de sons provoquée par une « gay pride » locale, nous fûmes touchés par le charme des petites rues et des places.

Nous nous arrêtâmes dans un petit restaurant – très bon une fois encore – où je devais faire mon Français : râler. J’avais besoin d’Internet, mais le wifi ne marchait pas bien – nous avions eu beaucoup de problème au cours du voyage. L’indifférence du patron me chauffa un peu. Bien que je sache aujourd’hui que mon ordinateur était responsable dans certains cas du conflit – comme dans ce restaurant –, il est très surprenant de constater qu’il est plus difficile pour un voyageur d’accéder à Internet en Europe qu’au Viêtnam ou en Chine…

L’après-midi, nous fîmes l’ascension des tours de la cathédrale avec ma mère. Vertigineux et épuisant. En redescendant, la pluie nous accueillit de nouveau et nous décidâmes de plier bagage. Fatigués par tous les kilomètres effectués et refroidis par la pluie, nous sentions la bonne odeur de « la maison » ; il nous tardait d’en finir.