Petite pause dans nos pérégrinations vietnamiennes pour revenir au « direct », un départ en train dans deux jours pour une « boucle blanche » de 3600 km qui nous conduira d’abord de Moscou à Slobodskoï, près de Kirov, puis à Ekaterinbourg, dans l’Oural, aux portes de l’Asie. Enfin, nous regagnerons Moscou en faisant une halte à Kazan, la capitale du Tatarstan.

Cinq ans après mon premier voyage à travers la Russie, je suis très excité à l’idée de reprendre le transsibérien ; en hiver cette fois. Tout se mélange avec bonheur dans mon imagination : Le Nouvel An à Slobodskoï en famille ; l’Oural, haute barrière de neige et de glace séparant deux continents ; Ekaterinbourg, îlot de prospérité et de modernité avant les plaines géantes et inhospitalières de Sibérie ; Kazan, ses Tatars, son kremlin blanc, ses mosquées, la Volga ; et mieux encore, le train ; ce train lent et maussade propice aux rencontres les plus étonnantes et les plus chaleureuses.

C’est tout un monde blanc, pur et froid qui s’étale devant nous. Là-bas, à l’est, dans ces régions de contes et de légendes dont il me tarde de soulever le voile blême.